La période de reconversion est issue de la loi n° 2025-989 du 24 octobre 2025 dite « loi seniors » et vient en remplacement des anciens dispositifs Pro-A et Transco.
Elle vise à accompagner les transitions professionnelles en permettant au salarié d’acquérir une certification, une qualification, un ou plusieurs bloc(s) de compétences ou le socle de connaissances et de compétences professionnelles (Cléa) en lien avec un projet de mobilité interne ou externe.
La période de reconversion peut être mobilisée dès le 1er janvier 2026.
Les actions éligibles à la période de reconversion sont des formations certifiantes ou qualifiantes permettant d’obtenir :
Ces actions peuvent être précédées par une période de mise en situation en milieu professionnel. Leur mise en œuvre peut également comprendre :
Les opérateurs de compétences prennent en charge les frais pédagogiques selon les niveaux de prise en charge fixés par les branches professionnelles dans la limite de la dotation allouée par France compétences.
Les critères de financement sont fixés par le conseil d'administration de l'opérateur de compétences sur proposition des branches dans le respect d'un montant moyen fixé par décret.
A défaut de fixation par les branches du montant forfaitaire de prise en charge, ce montant est fixé à 9,15 euros par heure.
Le montant moyen de prise en charge par un opérateur de compétences est fixé à 5 000 euros.
Un accord collectif peut prévoir le financement des frais annexes (hébergement, restauration, transport) et/ou de l’écart de rémunération en cas de période de reconversion externe. Il peut également fixer des durées de formation supérieures dans la limite de 2 100 heures sur une période maximale de 36 mois.
La mise en place d’une période de reconversion nécessite la signature d’un accord entre le salarié et l’employeur précisant la durée et la période de réalisation, la qualification ou certification visée, l’organisation à mettre en place, la mobilisation éventuelle des droits CPF du salarié...
Dans le cadre d’une période de reconversion interne, le contrat de travail du salarié et sa rémunération habituelle sont maintenus.
En cas de période de reconversion externe l’accord signé entre le salarié et l’employeur doit en plus comporter des éléments relatifs à la durée et aux modalités de suspension du contrat de travail ainsi qu'au droit de retour du salarié dans son entreprise d’origine si la période d’essai n’est pas concluante.
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